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N° PA23000013 - Eglise Saint-Julien-de-Brioude et Saint-Vaury

Mis à jour le 16-05-2023
Ecole
 
23320 Saint-Vaury
Coordonnées GPS :
Fiche officielle
Source :
recensement immeubles MH ; label XXe
Propriétaire :
propriété de la commune
Auteur :
Perret Auguste (architecte) ; Perret Gustave (architecte)
Siècle :
11e siècle ; limite 12e siècle 13e siècle ; 1ère moitié 19e siècle ; 20e siècle
Date :
2004/10/07 : inscrit MH
Contact :
mediatheque.patrimoine@culture.gouv.fr

Détails :

L'église et son sol d'assiette (cad. AZ 89) : inscription par arrêté du 7 octobre 2004

Historique :

Saint-Vaury a constitué une dépendance de l'abbaye Saint-Martial de Limoges, qualifiée de prévôté. A l'origine, c'était une église qui semble avoir fait partie d'une villa du fisc royal, qui serait entrée parmi les possessions de Saint-Martial de Limoges à la suite d'une donation, au début du 9e siècle. Au 17e siècle, l'église est décrite comme un édifice cruciforme, à chevet plat, dont le transept et le choeur étaient couverts de voûtes d'ogives. La nef était alors sans voûte, mais un lambris en arc brisé semble avoir été réalisé entre 1671 et 1689. Un arc triomphal important séparait la nef du transept, sans doute pour renforcer la tour lanterne. Cet arc fut supprimé à cause de chutes répétées de fragments de couvrement dans le transept. Il en reste deux pans de murs perpendiculaires à la jonction avec le choeur. Après l'écroulement du choeur en 1792, ce dernier fut reconstruit de 1824 à 1826. A la suite d'un incendie dû à la foudre, en 1921, le clocher a été reconstruit par les frères Perret en 1924. La flèche est formée de quatre ailerons élancés, en béton armé, liés par des claustras, au-dessus d'une petite chambre des cloches en brique. La plateforme est ceinturée d'un garde-corps composé d'éléments de claustras cruciformes de la flèche. Cette dernière est couronnée par un coq réalisé par le sculpteur animalier François Pompon. Toute la toiture fut refaite avec une voûte en béton. La paroi occidentale, détériorée, a été en partie refaite en béton apparent lors des restaurations de 1924. A cette époque, les frères Perret ont réalisé une voûte en voile de béton sur la totalité de l'espace intérieur, en conservant les traces d'intérêt archéologique. L'amortissement liant les chapiteaux à la nouvelle voûte est composé d'un dé de béton couronné d'une volute rencersée. La section des ogives, rectangulaire avec les deux arêtes moulurées en tore, est inhabituelle en Limousin.